Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 4) — Venezia, 1791 [Cicognara Nr. 3-4]

Seite: 56
DOI Seite: 10.11588/diglit.28023#0064
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1791bd4/0064
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
56 Saggio soprà

della, pasquinata, o vogliam dire della ari-
stofamca commedia , che scrisse contro di
loro s. Evremont (i) ; egli non è dubbio ,

che

ont cette varîétè de locution pour ornement,
et c est une pure fantasie de le vouioir ôter
à la nôtre . Lettre LVIIL

Mais encore n estoit il pas juste de laisser
establir sans dire rnot de certaines maximes ,
cjui vont à la destruction de nótre langage .
JS'ous avez vû le nçmbre prodigieux de di~
ctions et de phrases , c/u il veut abolir . Ja-
mais les rénards die Sanson ne mirent tant
de désolation dans la moisson de Philistins,
cjue ces rémarques sont capables d’ en causer
parmì tout ce cjue nous avons cV_ ceuvres d' éio~
cjuence , Et à laisser aller les choses de la sor-
te , nous tomberions bien-tôt dans la disgra-
ce dont Sénécjue s’ est plaint, oii il cormnen-
ce une de ses êpîtres de la sorte : quanta
verborum nobis paupertas imo egestas sit , nun-
quam magis quam hodierno die intellexi. ep. 5g.
Quintilîen a sait depuis la méme cornplain-
te en ces termes : iniqui judices adversus nos
surrms , ideoque paupertate sermonis labora-
mus L. 8. Inst. c. 3. Lettre LIX.

(i) Les acaderniciens : T. I. delle sue opere

il
loading ...