Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 4) — Venezia, 1791 [Cicognara Nr. 3-4]

Seite: 83
DOI Seite: 10.11588/diglit.28023#0091
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SüPRA LÀ R.IMA. ë3

Omnia transformat se se in miracula re~
rum ( î ) ;

lo

(i) Or s' il y a en Europe une langue pro *
pre à la musique , c’ est certainemenC V ita~
ïienne ; car cette langue est douce sonore har~
monieuse, et àçcentuée plus qu’ aucune au-
tre etc.

M. flousseau lettre sur la musique françoise „
La principàle chose, à laquelle je me suis
applicjué, a été de conserver la précision la
noblesse et la briévetè de l' original, autant
que me Va permis mon peu de talent pour
lutter contre un écrivaiti tel que Tacite, et
le foible secoiirs d' une langue aussi disficîle
manier que la nôtre, aussi ingrate, aussî
traûiante -, et aussi sujette aux équivoques.

De toutes les langues cultivées par les gens
de lettres V italienne est la plus varièe, là
plus flexible , la plus susceptible des formes
disférentes qu' on veut lui donner . Aussi n
est-elle pas moins riche en bonnes traductions
qu en excellente musique vocale, qui n esC
elle méme qri une espéce de traduction. Nô-
tre langue au contraire est ia phis sévere dç
toutes dans ses lois, la plus uniforme dans
sa construction, la plus génée dans sa mar-

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