Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 4) — Venezia, 1791 [Cicognara Nr. 3-4]

Seite: 103
DOI Seite: 10.11588/diglit.28023#0111
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1791bd4/0111
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
SOPRA LA RlMA, 10$

fa talora non lieve torto alla subliraità de*
pensieri, allungando, colpa la rima, il sen-
timento ; non Moliere più grande ancora,
che a luogo a luogo è costretto diluire per
la medesima ragione in molti versi il sriz-
zante e il vivo del naturale (1). Delle qua-

li

O) Nótre 'versification trop gênante engage
souvent les meilleurs poetes tragic/ues à faire
des vers chargès d' épithétes pour attraper la
rime . Pour faire un hon vers , on V accom-
pagne cV un autre vers foible cjui le gâte . Par
exemple je suis charmè , cjuand je lis ces ?nots »

- - --qu’ il mourut,

Corn. clans les Horaces ;
mais je ne puis souffrir le vers, <jue la rime
ajnhne aussi-tót :

Et qu’ un beau désespoir alors le secourut.

Les pèrijìhrases outrées de nos vers n ont riert
de naturel. Elles ne représe?itent point des
hommes cjuì parlent en conversation sérieuse
nohle et passionée . On ôte clu spectateur le
plus grand plaisir du sjiectacle, cjuand on en
ote cette vraisemhlance.

Fenelon lettre k 1’acad. franç. art, 6.
Yedi ancora I’ art. 7.

G 4
loading ...