Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 10
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0018
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ïraires au bien des hommes ; et que îa vé-
ritable politique des Rois, et de tout hon-
nête homme est d' être bon et juste . Si
j ayois cru que ce dessein surpassoit mes
forces ; je ne i’aurois point entrepris .

Je n’aurois point d’un vain honneur
Cherchè le frivole avantage ;

Car je mesure à rna vigueur
Tous mes essorts et roon courage .

Le Turc, dit-on, en son serrail
A cent beautés pour son usage ;

Mais chaque jour un pucelage
Demande un vigoureux ti'avail.

Qu’ il fasse donc , s’il veut, sa ronde ,

Qu’ Atlas lui seul porte le monde ,

Qu’ Hercule dompte des géans ,

Que les Dieux vainquent les Titans :

Une moins illustre victoire
Honorant assez mes talens
Suffîra toujours a ma gloire .

Je suis ravi de ce que vous conservez en-
core le souvenir d’ un endroit où 1’ on éter-
nise vôtre mérnoire . Vous étes immortel
chez-nous; et le nom d’Algarotti périra
aussi peu â Piemusberg, que celui du dieu
Terme chez les Piomams . Vos coiiections

de
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