Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 32
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0040
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'3% L E T T E Î1 E

Et ravagea comme un lutin
Tout c... friand, tout v... enclin
Au plaisir de l'intemperance .

Bientôt du dieu Ia véhémence
Le transporta chez le Gerrnain.

Ce n’ est que par reconnoissance
Que quelque equitable put ....

Vien de restituer son bien
Au gentil Cigne de Florence .

J’en suis bien fâchè, car je paye ma quo^
te part du malheur qui vient de vous arri»
ver . Vous étes a Berlin, et je suis a Re-
musberg. Vôtre secret sera inviolablement
gardé ; l’honneur de ma nation me tient
trop à coeur pour que je m’ avise cle di-
vulguer qu’on maltraite à Berlin un hom-
me que j’estime, et que je chéris .

Prenez toutes les précautions que vôtre
sauté exige , et ne venez ici que lorsqu©
vous le pourrez sans risque . Je travaille ,
en attendantj tantôt à une ode, tantôt à
queique autre piece ; le tout cependant lé-
gérement, car mon corps cacochime ne
permet guère à mon ame de s’ élever aus-
si haut que celle des Algarotti, et des
Voltaires. La maladie enchaine mon esprit,
et tient inon imagination en cage.
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