Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 43
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0051
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd15/0051
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
I N E D I T E . 43

Je vois .... (1) Petit-Jean vit bien davantage,
A' vous , à vôtre imagination
C’ est à iinir; car ma muse essousiée
De la sureur , et de i’ ambition
Te crayonnant la désolation,

Fuyant le meurtre, et craignant la mêlée
S’est promptement de ces lieux envolée.

Yoila une belle histoire des choses que
vous prévoyez. Si don Louis d’Àcunha,
le cardinal Alberoni, ou l’Hercule mitré
avoient des comntis qui leur fîsseat de pa-
reils plans, je crois qu5 ils sortiroient avec
deux oreilles de moins de leurs cabinets.
Vous vous en contenterez cependant pour
le présent. G’est à vous d’imaginer de plus
tout ce qu’il vous plaira. Quant aux afsai-
res de vôtre petite politique particuliere,
nous en aviserons à Berlin, et je crois que
j’ aurai dans peu des moyens entre mes
mains pour vous rendre satisfait et con-
tent.

Adieu, cher Cigne. Faites-moi entendre
quelquefois de vôtre chant, mais que ce
ne soit point selon la Jfiction des poëtes

en

(1) De ia Comédie des Plaideurs.
loading ...