Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 46
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0054
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd15/0054
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
46 L E T T E R E

Oa ne retrouve guère des gens qui aïent
tant d’esprit avec tant de candeur, et de
sentimens. Mon coeur en portera le deuil,
et cela d’ une façon plus profonde qu’ on
ne le porte pour la pius part des parens.
Sa mémoire durera autant qu’ une goutte
de sang circulera dans mes veines, et sa
famille sera la mienne. Adieu, je ne puis
parler d’autre chose. Le coeur me seigne ,
et la douleur en est trop vive pour pen-
ser à autre chose qu’à cette plaie.

★ Ct- ★ CO ★ dï + dï * di ★ ★ C5 ★ dî ★ O ★ Oi ★ d2 ★ Cd ★

XVIII.

à Ruppin ce 29 de Nov. iy4°*

M on cher Algarotti , je ressens autant
de plaisir de vous revoir après une longue
absence qu’ en pouvoit trouver Médor de
se rapprocher de sa chere Angélique, avec
la difference que mon esprit tout seul par-
ticipe à cette volupté, et qu'il n'aime à
courtiser le vôtre que pour se réchaufer
aux feux de 'vôtre brillant génie.

Mon
loading ...