Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 54
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estropié, enfaat de la dure nécessité. Ils
yoyent maintenant a Yienne, Sire, la pro-
phétie de V. M. accomplie dans toute sa
plenitnde ; et II n’a fallu pour cela ni des
siecles, nx les semaines de Daniel. Cet
homme, Sire, dont V. M. a battu le prin~
ce par des manoeuvres d’ esprit si élégan-
tes et si fmes, a dit une chose d’ailleurs
que V. M. vient de fortement prouver ÿ
qu’ il fait beau de prophétxser quand on
est inspiré par 60 mille hommes. Voila
donc Y. M. roi prophéte autant par sa
science dans la musique, et par la beauté
de ses vers, que par I’accomplissement de
•ses prédictions : et plus prophéte encore
par raport à la force de l’inspiration. Je
ne sai pas au reste sx ce roi tant vanté
gagnoit en passant les cœurs d’une ville
entiere, comme V. M. vient de faire à
Dresden. Elle s’est élevée un temple dcmt
tous les honnêtes gens aimables sont les sa>
crificateurs,, et qui retentit continuellement
du concert harmonieux de ses louanges.
On se fîatte, Sire, que Y. M. va repasser
par icx après sa belle expedition, dans la
quelie elle va imiter César par la profon*

deur
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