Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 56
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0064
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oô Lettere

La paix s’ enâuivra si elle peut; mais tanf'
sais-je bien qu’elle sera toujours très agréa-
ble à tout le monde; que la Reine du bal
païera à îa yérité les violons , mais qu’ el-
le sera trop heureuse de se délasser de la
fatigue de la danse,

J’ ai vu Dresde en lanterne magique; je
ne sais quand j’ y repasserai. Comme je
n’ aime point à faire les choses à demi,
je ne partirai d’ici qu’après avoir bien con-
solidé mon ouvrage. Cela fmi, et paix ve-
nue je me rendrai aux arts, et Berlin aux
plaisirs . Pour vous, papillon inconstant et
voîage, je ne sai ce que vous deviendrez,
Emporté par le feu de vôtre imagination
peut-être irez-vous griller sous îe brasier
de Féquateur; peut - être irez - vous avec
Maupertuis greloter en Islande. Que m5
importe quel climat vous habiterez, dès
que ce n’ est pas le mien?

Àdieu, ne demandez rien d’une téte dont
les traits d’imagination ne consistent qu’ en.
paille hachée, en foin, et en farinc, Je
donne le métier à tous les diables, et je
le fais cependant volontiers. Yoila à quoi
V on peut connoître Içs contradiotions de

i’ es.
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