Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 61
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0069
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îïsEBITEe 6i

de tous les particuliers, a été la maitresse
de toutes les puissances de i’Europe; d’un
Prince qui a cîans l’esprit toutes les graces
de îa coquetterie, cette mère charmante
de la volupté : d’ un Prince enfin qui sait
faire tourner la tête aux jésuites mêmes,
quand il le veut? Tout ce que je prends
la îiberté de clire ià à V. M. , qui feroit
une déclaration dans toutes les sormes en
cas de besoin , prouvera au moins à V. M.
la constance du gout de ce cigne qu5 il
lui plait d’appeller le plus inconstanc ec le
vlus léger du monde. Quand il seroit pos-
sible que les princes pussent avoir des torts
avec les particuliers, et quand il seroit
possible, ce qui est plus impossible enco-
re, que V. M. les eut tous avec moi, je
l’aimerai toujours; par ce qu’elle est l’hom»
me le pîus aimable qu’il y ait au raonde.
Yolla, Sire, toute royauté à part, ma con-
fession de foi, dont je serois, s’il le fal-
loit, F apôtre et le martyr. Si la divinité
doit quelque reconnoissance aux morteîs,
que Y. M. aime un peu son fidele cro-
yant, et qu’ eile se souvienne de tems à
autre au milieu de ses trophées, et de se§

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