Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 62
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6z L E T T E R E

victoires de celui qui aura toujours i’ hon-’
neur d’ être etc.

P. S. Le p. Guarini pénétré des bontés
de Y. M. se met à ses pieds : il ne lui
manque qu’un plumet blanc et un panier,
et des cheveux srisés : il ne lui manque
enfin. que l’unisorme des gens aimables.
Que dirai-je a V. M. de la Faustlne? les
éxtases des nations qu’ elle a causé ne lui
paroissent rien en comparaison des applau-
dissemens de ce Prince, dont on ne sau-
roit entendre parler sans l’admirer, et qu
on ne sauroit voir sans l’aimer. Voici un
air, Sire, avec ses passages savoris qu’elle
prend la liberté de lui envoyer. J’ ai eu
beau appeller zéphir afin qu’ il en fut le
porteur, il n’y a eu que borée qui rn’ait
répondu. On se prépare ici à donner un
nouve-1 opera à Y. M. même au milieu du
carême, où la musique chez nous n est
que pour les anges et les ames dévotes .
Que le liberateur de l’Allemagne, que le
sauveur de la ligue vreuille bientôt chan-
ger les tambours et les troinpettes contre
la ilûte et les violons : et Lobkowitz con-
tre la Faustine .
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