Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 77
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1 N E B I T É .

contente de tant de marques dô bonté,
sion contente de me faire vivre dans des
tableaux poétiques que le Correge sran-
çais avoueroit lui même ; elle ni’ honore
encore de ses ordres. Ce seroit, Sire, met-
tre le comble à mon bonheur, si je ne
trouvois pas dans moi-même des obstacles
insurmontables pour les éxécuter : et il
faut bien, Sire, que je me plaigne du
sort, en ce que de tant de commissions
dont V. M. pourroit m’ honorer, il m' en
fair justement tomber une en partage, dont
je ne saurois faire gloire, et pour ia quel-
le je me sens tout à fait inepte . Tout ce
qui peut me consoler, Sire, c’est que si
je n’obtiens pas par le succès le plaisir
de iui obé r, je ne saurois pas assurenient
perdre par i’ aveu de rnon incapacité le
trésor inestimabie de sou estime, que je
regarderai îoujours coinme ce que je puis
posséder de plus précieux dans le monde.
D’aiiieurs, Sire, si V. M. me permet d’
ajouter encore deux mots la dessus, je
crois que le plus sur moyen d’ avoir ce
qu’eile souhaire, c’est de le demander,
ou de faire imiauer ses intentions à k

Cour.
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