Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 82
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0090
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8.;ü L e t t e r e

rimes toutes faites? Je l’en félicite , Sire,
et fais mon compliment à m, de Broglio,
qu’elle a tiré d'imbmglio; à Prague qu’elle
a sauvé, et à la Saxe qu’elle vient de ga-
rantir. On prépare ici des canonades et
des te deum ; et assurément ils ne sau-
roient employer pour une plus belle oc-
casion leur orchestre et leur poudre. Je
ne crois pas, Sire, qu’ on ait jamais don-
né de bataille qui ait décidé de tant de
choses à la fois, et il étoit réservé a V* M.
de la gagner, comme à la tête et au bras
tout ensemble de la ligue. Je féliciterois
Y. M. encore davantage sur ce nouvel ac-
croissement de gloire , si je connoissois
moins les qualités de son cœur. La perte
ae tant de braves gens, et le triste état
surtout de celui qui s’ est toujours rendu
si digne de son estime et de sa faveur,
doit avoir diminué le jour même de son,
triomphe ïa vivacité du plus grand plaîsir^
dont le cœur humain soit susceptible ; et
que Y. M. auroit mérité de ressentir dans
toute sa pureté et son étendue.

V. M. sent bien qu’après avoir parlé de
ses actions, tout ce que j’ ajouterai na

peut
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