Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 83
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0091
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd15/0091
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
I S I D I 'T ï ( 83

peut être que fort court, quoiqu} il me
regarde personellement. La chronique qui
me met si avant dans les bonnes graces du
père Guarini, et qui me donne des lettres
de créance pour le Senat de Venise, m'
honore trop, et n’est pas assez bien insor*»
mée. Les égaras que le p. Guarini peut
in’avoir témoigné je les dois reconnoitre
de V. M. qui a daigné lui parler de moi
avec quelque bonté ; et quant à ce mini-
stere enfant supposé de cette nouvelle fa-
veur, ni à aucune autre chose qui püisse
lui ressembler ni de près ni de loin, ii
n’en a pas été j’amais question : je n’y ai
pas plus songé qu’à me faire chartreuxy
ou à louer une maison de plaisance à Tra-
chineen. Si V. M. avoit daigné éxaminer
la vérité de ce fait, elle n auroit pas as-
surément cru que ma prétendue arnbassa-
de fut la cause de ce que je me suis ex-
cusé de la commission de parler à Pinti :
elle m’ auroit rendu la justice, au lieu de
chercher ia raison de mes excuses dans
une fausse histoire , de la trouver dans
mon véritable caractère.

Avant de faire mes adieux à i’ Allema-
F z

gne
loading ...