Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 87
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IlsEBITE» 87

Les cliirurgiens assurent que Rohten-
bourg est hors de danger; je le trouve
très-bien puur son état. Je ne sai si c’est
que F on se üatte de ce que l’ on desire ;
toutefois j' espere bien de lui.

Les François ont eu un petit avantage
sur le Prince Lobkowitz ; ils ont envoyé
à ce sujet plus de couriers aux Cours
étrangères qu’ ils n’ ont tué de soldats à
F ennemi. Ce sont îes premiers iauriers
qu5 ils cueillent cette campagne, d’ autant
plus précieux qu’ ils osoient à peine y as-
pirer.

Vous voila dans les sentimens que je
vous ai toujours desirés, j’entends, devoué
aux lettres. Soyez sûr que vous avez choisi
non seuiement le bon parti, mais l’uni-
que à prendre. C’est, je crois, de tous
les genres de vie le plus heureux, que ce-
lui de l’étude, puisque l’on apprend à'se
sufsire à soi-raéme, et que des livres, de
V encre, eî des refiéxions ne font jamais
faux bond dans quelque état que 1’ on se
trouve. Dès que la guerre sera terminée
vous me verrez philosophe, eî plus atta»
ché à F étude que jamais .

F 4

J’ai
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