Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 92
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92 Lettehe

voudra bien en grace au moins du verita-
ble jugement que j’ai porté sur tout ceci,
îrxe pardonner depositum} come dit Hôra-
ce, oh amici jussa pudorem; el qu’elle me
permettra de la féliciter encore une fois
sur la prépositure que V. M. a sur les af>
faires Europe, qui est un objet réel et
véritable. Si ses augustes Âncêtres, pour
me seryir d’ un morceau de harangue de
V. M.} levoient Ieurs têtes sacrées et pou-
dreuses du fond de leurs réspecîables tom-
beaux, que de beîles choses ne diroient
ils pas à V. M. pour avoir pofté la gran-
deur de sa maison, et la gloire de ses ar-
xn.es à ce point d’ éievation que Y. M. seu-
le pouvoit atteindre, et saura conserver ?
Ils diroient de V. M. en style à la vérité
im peu gothique, la valeur à peu près,
de ce que Virgile disoit d’ Auguste :

Imperium terris animos cequabit olympo.
Je commence à parler à V. M. le langage
de ces muses, qu’ elle va cultiver et cares-
ser, pour qui la Spree va devenir s Hip-
pocrene, et Leinsberg le Parnasse. A' pro-
pos cle ces muses que V- M. va loger aus-
si superbement à Berlin, je la prie de xne

per-
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