Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 97
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0105
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Ïnedïte. gy

dente si j’en avois eu le teras. Mes occu-
pations après une assez longue absence se
sont beaucoup accrues, et pour n’avoir pas
fait d’asfaires de long terns il en a fallu
faire beaucoup à la fois. J’attends tout ce
qu’il y a de bon en fait de chanteurs d’Ita-
lie; eniin j’aurai les meilleurs chapons har-
monieux de l’Allemagne. Nos danseurs sont
presque tous arrivés. Le théâtre sera ache-
vé au mois de novembre, et I’ année qui
vient les comédiens arriveront.

Les académiciens les suivront comme de
raison. La folie marche avant la sagesse;
et des nez armés de lunettes et des mains
chargées de coinpas, ne marchant qu’à pas
graves, doivent arriver plus tard que des
cabrioleurs françois qui sautent avec des
tambourins. Je vous souhaite santé, vie,
et contentement, et que dans quelque sphè-
re que vous gravitiez, vous n’oubliez point
ceux qui vous ont admiré lors qu’ ils ont
vecu av'ec vous, et qui dans vos lettres
célébrent la coramémoration de votre ai-
mable compagnie. Adieu .

To: XV.

G
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