Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 100
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0108
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î 00 L E T T E R E

plus agréable encore si le public osoit se
ilatter que nous devrions vôtre présence à
nous-inêmes, et point aux insluences at-
trayantes de Plutus qui réside dans ces
contrées. Apparainment que vous avez oa-
blié toutes les ofsres que je vous ai faites
à tant de différentes reprises de vous fai»
re un établissement soiide, dans le quei
vous auriez inême eu lieu d’ être content
de ma générosité. Mais le inépris que vous
faisiez cl’une nation îrop sotte pour avoir
le bonheur de vous posséder, vous a saiï
constamment refuser tous les avantages que
j’ avois intention de vous faire ; de façon
que c’ est à vos propres refus que vous
avez lieu de vous en prendre si vôtre in-
îerét n a pas trouvé son. compte à Berlm,
Yôtre merite, il est sûr, est impayable ;
inais c’ est par cette mème raison que,
îout roi que je suîs, je me trouve dans
l’ insufsisance de le récompenser, et re-
duit à la simple admîration , II ne me re-
ste qu’à cherir vôtre esprit inalgré l’absen»
ce, et d’ estimer vôtre personne que vous
m’avez jugé indigne de possétler. Ge sont
les sentimens que je yous conserverai tou-

jours ;
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