Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 102
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0110
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd15/0110
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
J02 L E T T E R %

ser bigot à brûler bien attaché à sa reîi-
gion. Mais cojnme la plus part des esprits
forts ne laissent pas pourtant cle renclre un.
certain culte à 1’être suprême; celui que
je rends à ce dieu est de tâcher de ne
point dissiper le peu de bien qu’ il m’ a
donné. Voila5 Sire, l’objet de ma lettre
dans la quelle j” ai pris la liberté de iui
représenter l’argent que j’ai dépensé dans
mon séjour à Berlin et en Silésie, où il
plût à V. M. de m’appeller. D’ailleurs,
Sire, si V. M. croit que je mérite avoir
dépensé 16 à 17 cent ducats pour avoir
osé refuser 12 cent écus par an, et con-
servé ma liberté, je m’ en rapporte aus
volontés de V. M. d’ autant plus que tous
ces détails son tout aussi ennujeux pour
elle, qu’ ils sont inutiles pour celui qui
est avec le plus prosond respect.
loading ...