Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 105
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0113
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I N E D I T Ê • 205

î’ai cru m’appercevoir, Sire, que i’expres’
sion tandis que V. M. paroit me supposer
hien attaché à sa religion; si V. M. i’a pri*
se dans le sens que cette religion se rap-
porte à elle même, et non au dieu Plutus
dont il est parié la ligne d’ auparavant,
c’ est ce qui a dù choquer Y. M. Mais je
lui proteste sur mon honneur que moi je
l’ai rapportée au dieu Piutus, par une espé-
ce d’italianisme peut-être qui m’a fait dire
en français la religion de Plutus, comme
on dit en italien la religione degii Dei, et'
en latin religio Deorum, J’avoue, Sire,
que la rigoureuse grammaire selon la quel-
le V. M. a pris mon expression me con-
damne, mais Péquité selon la quelle je la
prie de jiiger de moi-même, doit in’absou-
dre : car il faudroit que je fusse le plus
sou et le plus étourdi de tous les homrnes
pour aller de propos délibéré écrire des
ehoses peu mesurées à V. M. : et il fau-
droit que j’ eusse bien d’ autres folies re-
marquables dans le monde pour en venir
à une aussi considérable, et aussi dange-
reuse que celle là. C’ est bien à moi, 5b
re, dans ce cas cy à dire ayec Lucrece;

Tantum
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