Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 106
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0114
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10Ô h E T T E R £

Tantum religio potuît suadere malorum.
D’ailleurs, Sire, tout homine qui est étran-
ger à la France ne parle pas, et n écrit
pas le français comme fait Y. M. Par ra--
port â moi j’ ai écrit mes dialogues sur la
lumiere, moti Gesar, et beaucoup d’autres
bagatelles en itaiien, sacbant ne pas con-
noître assés la correction et l’ élégance du
français pour le faire dans une langue qui
est plus répandue en Europe, et qui par
conséquent auroit datté davantage la péti-
te ambition d’un auteur qui écrit au bout
du compte pour être lu le plus qu’ il iui
est possible. Je me suis vu même estro»
pier dans une traduction srançaise, et je
n’ ai pas osé, malgré F amour propre en
entreprendre une moi-même, craignant
peut - étre de xn’estropler davantage . Cet
aveu de mon ignorance que je fais à V. M.
et que je suis prêt à faire au public, Y. M.
aura senti mille et miile fois combien il
est sincere par beaucoup de fautes qu’elle
aura remarqué dans mes iettres. J’ai beau-
coup compté et je compte encore sur son
indulgence en écrivant à V. M. dans cet-
le langue : et si je l’aî autrefois chérie

comrae
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