Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 107
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0115
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1 N I D I T E , lO^

comme une îangue que V. M. a comme
adoptée, et dans laquelle elle a écrit tant
de belles ckoses, je ne saurois plus la ché-
rir, lorsqu’elle a pu faire croire à Y, M,
que j’aye voulu Fofsenser,

Après tout cet egoisme , que je prle
V. M. de youloir bien pardonner à la vé-
rité, je passe aux ofsres qu’elle veut bien
encore 111e faîre, et qui me font sentir
que la main du seigneur ne s’est pas tout
à fait retirée de dessus ma tête . V. M.
m’offre une bonne pension, et beaucoup
de liberté, choses naturellement contraires
que la bonté de Y. M. pour moi veut bien
concilier ensemble. Je suis bien éloigné,
Sire , de refuser un parti qui m’ approche
de la personne de V. M. Elie sait que,
quant à présent, je m’ en vais chez moi,
où mes affaires m’appellent, et m’obligent
d’être pour quelque tems. Je serois char-
mé, Sire, d’aller passer de tems en tems
une année à Berlin : ce seroit pour moi
une année de réjouissance, comme le re-
tour des Oîimpiades l’étoit pour les Grecs,
et des Jeux séculaires pour les Romains,
Je regarderai tout ce que V, M. voudra

bien
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