Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 108
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0116
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so8 Lettere

bien m* accorder cetle année la pour les
frais des voyages et de mon séjour à Ber-
lin, cornme une grace d’autant plus grande
de Y. M. qu’elie viendra par là à ine pa-
yer de mon propre plaisir . Mais la cho-
se, Sire, dont je la suplie le plus ar-
demment, c’est de ne point imputer à
mon cœur les fautes de moa esprit : c’ est
le retour de cette grace sans laquelle tous
mes projets seroient vains , et toute la
douceur que je pourrois espérer dans la
vie, ne deviendroit que chagrin et amer-
tume. Hélas ! Sire, que je puisse enco-
re me flatter que V. M. rede.viendra pour
moi ce prince aimable, dans le visage de
qui je lisois mon bonheur ; qui me per-
mettoit de l’approcher à toute heure, et
qui faisoit les déiices aussi bieu que l’hon*
neur de ma vie. Comment, Sire, aurois-
je pu penser à l’osfenser! assurément, Si-
re, si V. M. pouvoit me pardonner une
pensée aussi peu pardonnable que celle-ci,
je ne me la pardonnerois jamais à moi-mê-
me. Si j’ai erré en quelque chose, je suîs
plus à plaindre qu’à condamner; et j’espé-
re que V. M. daignera se rapeller que
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