Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 117
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0125
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aüx eaux d’Egra, aux quelles je crois de-
Yoir la principale obligation de mon réta-
blissement. Yos medecins vous auront con-
seiiié sans doute de vous garder de tous
les mets qui gonHent ? comme des légü-
mes des fruits etc. II faut peu manger le
soir, tenir bonne diéte; boise un peu a’
eau la nuit quand les anxiétés vous pren-
nent, avoir beaucoup de patience, vous
dissiper l’esprit, et vous garder de toutes
îes choses qui échaufsent, Vôtre principa-
le attention doit être de vçms conserver le
ventre libre, et de vous egayer par tout
ce qui peut vous distraire de vôtre mal.
Je ne vous dit pas un mot que je n’ aïe
pratiqué , et dont je ne me sois bien trou-
ve moi-même. Vous avez cru que c’étoit
encore beaucoup de voas servir d’un mé-
decin, et sûrement vous n’ imaginiez pas
que je me mettrois de la partie, Mon cher
Algarotti, je vous plains véritablement.
N’est-ce pas assez d’étre malade, et faut-
il encore essuyer pour surcroit les mau-
vais raisonnemens de vos médecins à ga-
ge, et de ceux qui s’ en mêlent encore
d’ailleurs? Mais un mal ne vient jamais
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sans
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