Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 126
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0134
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12,6 L E T TE R E

ame aussi lâche soit unie à un aussi beau
génîe. II a les gentillesses, et les malîces
d'un singe. Je vous conteraî ce cjue csest
lorsque je vous reverrai ; cependant je ne
ferai semblant de rien, car j’ en ai besoin
pour V étude de F éîocution française. On
peut apprendre de bonnes choses d’un scé-
lérat. Je veux savoir son français ; que
m’ importe sa morale? Cet borrune a trou*
vé le moyen de réunir les contraxres . On
admire son esprit en méme tems qu5 on
méprise son caractère. La Duchatelet est
accouchée d’ un livre, et i on attend en--
core 1* enfant ; peut - être que par distra-
ctîon elle oubliera d' accoucher, o.x si F
embrion paroît, ce sera des œuvres mé■
lées.

Je vous prie, ne vous servez point du
panacée que Cataneo annonce. Je ne croîs
aucune des nouvelles qu? il mande, quand
même elles sont vraies; je ne voudrois me
servir d’aucune médecine qu’xl loue, quand
même ii en auroît fait F épreuve, et sur
tout d’un panacée. Ce sont des chimîstes
qui les înventent. On y a grande toi quand
ils parolssent, xnais on tarde pas à s’eiî

de»
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