Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 133
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0141
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mocquer, si malgré les remédes, je ne res-
sentois pas toujours du poids dans le corps;
de petites sueurs, des especes de foibîes-
ses? et des susfocations surtout quand je
suis en compagnie à table, et que je mau-
ge : ce qui fait des sensations bien désa-
gréables dans un tems où l’on en devroit
éprouver de tout autres» La chaleur de la
chambre, dans une saison où elle devient
si necessaire, augmente encore toutes ces
incommodités. Je suis condamné unanime-
ment à la diéte la plus médécinale, et je
me vois interdit, dieu sait même pour
combien de tems, le souper, ce tems de
plaisir, avec quoi ceux cjuos cequus ama-
'vit Jupitei' couronnent la journée. Voilà
un seryiteur bien accomodé que V. M. a
dans ma personne. J’irai bientôt faire ma
cour à V. M. esperant qu’ elle daignera
bi-en me plaindre si je suis obligé de ine
retrancher la meilleure partie des plaisirs
de la vie pour me soumettre aux peines
d’une cure devenue trop nécessaire. Mais
je voudrois bien , Sire , que V. M, dut
croire que je lui ferai daignement ma cour
devant le public en continuant l' iinpres-
I 3

sion
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