Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 135
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0143
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Inedite» i55

Paroît à mon oeil incrédule
Certain mal qu’ on nômme 1’amour.

Que je suis irrité que ce mai vous excede !
Lors qn’on possede vos taîens,

Tant d'esprit, et tant d’agrémens
II ïw tiendroit qu’à vous d’y trouver du reméde.

Si vous ne vous trouvez pas mieux de
VÔtre voyage de Sagan, c’ est que ce n:
n’etoit nî à la chasse, ni à Diane de vous
guérir, mais à certaine Déesse qui se ma-
nifeste dans les beaux yeux de la Denis,
qui avoit jadis un temple à Gnide, et qui
reçoit à présent un culte égal par 1’ hom-
mage que tout homrne sensible rend à la
beauté. Je souhaite que vous ayez moins
besoin de médecins que de maquereaux ;
de diéte, que de plaisir; et du galbanum
des chimistes que du vin d’Aix, qui fait
cir-culer le sang plus rapidement, et porte
la joie au cerveau,

Je serai bien aise de vous voir ici. J
aime mieux l' auteur que 1’ ouvrage . Yos
couches seront difserées de quelques jours ;
mais le livre parviendra toujours à ter-
me, et le plaisir de vous entendre est plus
vif que celui de vous îire . Adieu. J’ es-

I 4 pere
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