Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 137
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I N E B I T E . l2>7

des plaisirs va commencer. Tout répétej
tout se prépare à célébrer les fêtes de Bac~
chus. La paix se montre aux sujets de
Y. M. toute aussi gaïe et magnifique, que
la guerre a èté redoutabîe à ses ennemis.
Mais V. M. qui tandis même qu3 elle avoit
les armes à la main, manioit la plume
pour faire des desseins dans le gout des
plus grands maitres, et des vers dignes de
Voîtaire ; que fait elle maintenant si j5ose
le lui demander? quelque nouvelle épître
teîle qu’ Horace 1’ auroit faite, s’ il avoit
écrit en français, quelque nouvelîe comé-
dîe peut - ètre que Moliere auroit voulu
avoir imaginée, s’ il avoit été à Berlin, se-
ront le fruit de ses heures de loisir. II y
a bîen long tems, Sire, que je n ai assî-
sté à ces lectures, où le roi, îe îégisla-
teur, le conquérant disparoissent pour fai-
re place au poëte et au bel esprit qui seuls
dans ces momens là absorboîent nôtre ad-
miration. Elle augmente à l’ infini quand
les idées de tout ce qu’ est Y. M. se pré-
sentent en fouîe à nôtre imagination ani*
mée. C’ est bien de votre ame, Sire, que
1' on doit dire : divince particulam aurce,
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