Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 175
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0183
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I n b :o i t e „ iy5

de soutenir ia fatigue d’ un long voyage.
Je suis bien charmé, Sire, que Y. M. ait
choisi pour son opéra le sujet de Monté-
zuma. La difference des habits entre ies
Espagnols et les Americains, la nouveauté
des décorations feront sans doute un spe-
ctacle charmant : et je suis bxen sûr que
graees à Y. M. l’Amerique fournira de nou*
veaux pîaisirs à nôtre âme, ainsi qu’ elle
sournit de Ia matiere à nôtre luxe, et des
agrémens à nôtre palais-

Je dois, Sire, obéir aveuglement à V. M,
sur ce qu’ eîie m’ ordonne touchant ses
vers. Mais quel beau champ n’auroit-on
pas, Sire, s’ il étoit permis de lui faire
des représentations?

- - - - Parum sepuhce distat inertiæ
Celata virtus :

Pourroit-on lui dire. Pourquoi, Sire , en-
vier le plaisir d’ admirer le plus rare poë-
te qui au inilieu des plus grandes afsaires :

Monta sur l’ Hélicon sur les pas du plaisir:

et y fait rnonter sur les méaies pas les
élus qu’ il a bie© voulu choisir pour ses

le-
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