Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 182
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0190
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18a Ij E T T E R E

Alexandre. Je connois si bien m. le com-
te Menefolio par le portrait que Y. M. en
faitj que je le tiens vu : et pour sa co-
médie, je la tiens lue . Y. M. a bièn rai-
son de ne pas croire l’ Italie faite comme
lui. Helas ! Sire, j’aurois bien voulu en
apporter à Y. M. une relation pîus exa-
cte ! mais il faudroit que celui qui con-
noit si bien FEurope qu’il importe de con-
noltre, et dont il fait une si grande par-
tie, se contenta de la relation de Padcme?
et d’un petit quartier de Venise. J’avoue,
Sire, qu’ il a été bien douloureux pour moî
d’avoir ëté si long tems éloigné de Y. M,
pour étre confiné à Padoue. Ce n’ est pas
un moindre sujet de chagrin pour moi,
Sire, de voir que je ne saurois sortir du
régime et de la vie medicale sans traîner
une vie languissante qui éteint la parcelle
du feu divin qui est en nous, et sans es-
suver de ces incommodités qui sont pis
que les maladies:

— — _ ejuid eniml concurritur : horœ
Momento aut cita mors venit, aut victoria iœta,
Quoique l’ aisance entiere dont je jouis
ici, et l’ air natal commencent à me saj~
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