Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 185
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0193
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l’arbre de Cracovie. Je ne m’ étonnerois
cependant pas qu’ on se disputât la posses-
sion de ce beau pays. Si j’ avois été de
Charlemagne, au lieu de m’amuser à con-
qaerir des païens d’ en deçà i’Elbe, j’ au-
rois établi mon empire à Piome. Peut être
serions-nous encore païens de cette afsai-
re ; mais le malheur ne seroit pas grand,
et on pourroit plaisanter sur Jupiter et

Venus plus joliment que sur m... et j.

Vôtre confrere en Belzebuth s’ est brouil-
le à Colmar avec les Jésuites - Ce n’ est
pas P action la plus prudente de sa Vie.
On dit qu’on pourra l’obliger à abando-
ner l’Alsace. II est étonnant que 1’ age ne
corrige point de la folie, et que cet hom-
me si estimable par les talens de 1’ esprit
soit si méprisable par sa conduite . II y a
ici un chevalier maçon venu de France
qui paroit aussi sensé que nombre de ses
compatriotes qui l’ont précédé m’ on paru
fous . II est lettré, et semble avoir du
fonds ; je ne ]e connois pas assez pour en
juger avec certitude. Mon opéra attend
vôtre retour ; vous lui seryirez de Lucine
pour que les s,rs Taillez et Gui en accou-

chent
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