Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 229
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0237
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cîié au plus graad prince, qui voit l’ Eu-
rope réunie pour le combattre et l’admi-
rer. J’ ai bien entendu , Sire , le nom
Prussien célébré par des bouches françoi-
ses. L’adiniration que 1’ on a pour Y. M.
est égale à la façon dont vous avez sû
vaincre, Sire, et traiter les vaincus; eile
est égale à ces hauts saits en tout genre,
qui seront à jamais la leçon des siécles à
venir. Je suis bien assuré, Sire, que Y. M.
va de cette campagne casser l’arrèt qui
sembloit 1’ avoir condamné , comme dit
Y. M., à guerroyer toujours. Ce que vous
avez fait exécuter, Sire , pendant l’ hyver
est un bon garant de ce que V. M. fera
pendant l’été. Elle va couronner de la
façon la plus décisive et la plus glorieuse
ses nobles et longs travaux. Je prend la
liberté, Sire, d’envoyer à V. M. quelques
boutargues pour ses entremêts de campa-
gne, et suis avec le plus profond respect.
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