Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 296
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0304
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effet qui n’ est pas à mépriser. Lorsque
les canons sont mis en batterie, un camp
ne ressemble pas mal à une forteresse :
ajoutez-y les retranchements qu’ on fait
clans les positions qu’orr veut maintenir,
et le choix du terrein qu’ on veut occu-
per ; car je ne crois pas me trompery si
je pense, qu’on réfléchit aujourd’hui beau-
coup plus sur le local du terrein que par
le passé. Les camps bien choisis pour dé-
sendre un païs considérable, sont quasi
hors d’ atteinte , à moins qu’ on ne puisse
entièrement les tourner. Toutes ces cir-
constances donnent lieu aussi à l5 observa-
tion suivante, que le choc des armées en-
tières est très-rare; que la valeur empor-
te diflicilement un poste , quancl ii est
bien choisi; que ceux, qui s’ y tiennent,
mettent leur cavalerie en reserve ; d’ ou il
s’ensuit, que les combats de cavalerie, à
rnoins qu’ils arrivent par éscadrons, sont
très-rares dans un jour de bataille, ou 3a
cavalerie victoiieuse donne dans l’ infante*
rie, et celle du vaincu fait la retraite.
II-y-a bien des exceptions dans le détail,
mais guère dans le tout-ensemble.

Iiî*
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