Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 362
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0370
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd15/0370
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
L E T T E R E

ôbz

v.

à Parràe ce zy de Octobre 1760,

ÎVÏalgré 1 éloignement où je suis du ca-
binet où je lirois pour m’ amuser à mon
âge, et où j’ aurois lu pour m’ instruire si
j’étois plus jeune, je parcours tont ce qui
me vient de noureau. Je n’ ai pas parcou-
ru, Monsieur, mais j’ai lu avec attention
et plaisir vôtre élégante épître : elle porte
1: empreinte tlu génie et des graces ; et de
la solidité que le vôtre donne à tout ce
que vous oréez. Je l’ai partagée avec mes
amis m. de Keralio et de Condillac, qui
y ont trouvé le meilleur gout, le gout du
vrai, et de V agrément.

L’ abbé Frutroni nôtre arni aura en le

O

plaisir de vous voix : il cst heureux . J’ ai
trouvé du mérite dans la lettre qu’ il vous
a adressée, mais je n’ ai pas voulu lui di-
re que j’ eri trouyois l' ordre trop didacti-
que, la morale trop unisorme ; les vers
allant par quatrains trop réguliérement, 011
diroit que c’ est un ouvrage de récitatifs

et
loading ...