Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 368
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0376
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Commerce, 11 est plein de choses et de
pensées. C' est d’ un poëte et d’ un genie
citoyen. Je parle des choses et non du sti-
ie, que je crois digne de vôtre plume, mais
sur Ie quel je n’ ose prononcer. Je vous
en suis très-obligé.

Yous avez vu mon idée, Monsieur; c’est
le principe de quelques unes de celles de
S. A. R. pour le bien et l’ instruction de
ce pays-ci, où elle voudroit restituer les
études , et s’ il est possible , le gout de sa«
voir. Le pays est borné sans doute, et en-
vironné de barrieres ; mais enfin avec de
1’ attention, et un peu d’ aiguillon à l’ in-
dustrie ce fond peut devenir plus fertile
pour lui-méme. J’ai bien des obstacles,
mais je suis capable de patience et de te*
nue dans l’ attention que je dois aux yües
paternelles et saîutaires de l’Infant.

J’ai intendu nommer le p. Frisio. Mais
je ne me rapelle pas où j’ai, vu encore der-
nièrement son nom et les occupations aux-
quelles il alloit vacquer. Je vois que c’est
un religieux ; et je conçois encore par ce
que vous me faites l’honneur de me di-
re , qu’ il est disficile de trouyer un sécu-

lier.
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