Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 380
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0388
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38 O L E T T E R E

XIII.

<J ai reçu tlans son tems les journaux
que vous me fites l’honneur de me renvo-
jer. J avois déjà des connoissances de la
bibliotheque Jakson. Des mesures que j’
avois prises d’ un autre côté m’ empêche-
rent de tourner mes vües vers cetîe biblio-
theque. Si ces mesures avoient manqué?
j’ aurois rélïéchi sur ce parti. Je vous re-
mercie bien sincérement de ce que vous
me faiîes 1’ honneur .de me dire d’ obli-
geant. Je n’ ai point de connoissances
mon esprit n’ est point orné : mais j’ ai V
âme sensible, et je suis né ayec de I a-
mour pour 1’ honnête et les choses honora-
bles. Ainsi j’ose dire que si je fesois quel-
que chose de supportable, je le devrai au
gout, à la protection de l’Infant: un pen
à mon âme, et rien à mon esprit} ou à
mes lumieres. Ce n’est pas par ostenta-
tion que j’ ai pensé à une bibliotheque d'
après ce que S. A. R. m’en avoit dit. J'
ai vu que nôtre pays étoit ignorant : que
cette collection fktteroit 1’ orgueil public,

et
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