Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 15): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-15]

Seite: 383
DOI Seite: 10.11588/diglit.28093#0391
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-Inedite. 583

qtii coiivroit la superficie de cette terre,
L? ignorance a prévalu, et excepté quel*
ques prêtresj je 11e dis pas des moines,
et quelques gens de robe, ét 5 ou 6 gen-
tilslîonimes, personne ne lit, et n’a acquis
de culture. L’ Infant a pensé à I’ établis-
sement d’ une bibliotheque publique, mais
il a cru qu’ il étoit bien de former une
partie de la noblesse, laissant d’ ailleurs
subsister nos coîleges sur le pied où ils
sont. Vqus savez que I’éduoation y est
conüée partie aux Jesuites, partie à une
Université très > relâchée.

S. A. R. avoit un nombre de pages,
rnais ils étoient si négligés que cette édu-
catîon étoit iuèrne dans le dernier discré-
dit. Elle a jugé k propos de tout y chan-
ger: en augmenter le nombre, changer V
habitatîon : leur faire donner par des inai-
tres choisîs, une éducation rare et excel-
lente, et !es mettre en état au sortir de
lâ, de passer par tout, et d’ être utiles k
la patrie. L’ Infant a cm que si tous les
6 ou 8 ans cette éducation produisoit des
hommes de mérite, ce seroit changer l’
esprit de la noblessej et faire des sujets

qui
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