Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 12
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0020
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd16/0020
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
12 Lbtteré

vous aviez pu voir combien j’ étois afiligée ,
et cornbien j' ai combattu les apparences ,
Me voila bien guérie de m’ y iier, Je vous
remercie de vos petits portraits ; je les ai
envoyés à Paris pour en faire faire des ba-
gues. Celui de mr. de Voltaire est infini-
ment mieux que l’estampé, quoiqu’ il ne
soit pas encore parfaitement ressemblant ;
c’ est une jolie galanterie que cela . Vous
nous aviez promis vos Dialogues sur la lu-
miere en manuscrit : nous les attendions
avec impatience , mais vous ne nous avez
pas tenu parole; apportez-nous-les donc .
Vous avez emporté cette esquisse de ma
fîgure ; j’aurai donc l’iionneur d’être à la
tête de cet ouvrage plein d’esprit, de gra-
ces , d’imagination et de science . J’espe-
re qu’ en mettant mon portrait à la tête,
vous laisserez sousentendre que je suis vo-
îre Marquise * Vous savez que l’ambition
est une passion insatiable ; je devrois bien
me contenter d’être dans l’estampe , je
voudrois à présent être dans l’ouvrage, et
qu’ il me fût adressé ; mais ne croyez pas
que je prétende à cet honneur sans songer
à le mériter. J’apprens l’Italien, non seu-

le-
loading ...