Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 13
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0021
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Inebite. i5

lement pour I’ entendre , mais peut-être pour
le traduire un jour. Je m’exerce dans l’art
de la traduction , pour m’ en rendre digne .
Je traduis the sahle of the bees ( la fable
des abeilles ) de Mandeville ; c’ est un livre
qui mérite que vous le lisiez , si vous ne le
connoissez pas ; il est amusant et instru-
ctif. Vous voyez que je vous confie mes
occupations .

Mais que sont devenues ces lettres que
vous vouliez faire sur notre Nation? Appor-
tez-nous tout cela, et vos dialogues, et sur-
tout venez ; c’ est la seule façon d’ avoir
votre absolution, et de me donner la mien-
ne. Vous aurez bien des avantages sur moi
après avoir passé trois mois en Angleterre ;
mais vous en avez déja tant d’ autres, que
je me garde bien d’ en être fâchée . Sou-
venez vous toujours que vous m’avez pro-
mis que nous y irions ensemble ; il faut au-
paravant que nous allions en Lorraine cet
automne : je vous attens pour cela ; je ne
puis croire que vous me manquiez de pa-
role . Encore, voyez à quoi l’irrégularité
dans le commerce expose; la vôtre a pen-
sé nous brouiller ; j’ espere que cela vous
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