Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 16
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0024
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ïS L' E T T E R E

langue que vous la sachiez si bien * c’ est
bien vous qui étes de tous les pays. Je m’
apperçois que je m’ abandonne au plaisir de
vous écrire . II faut que je vous dise en-
core que l’ abbé Nollet m’a renvoyé ma
cbambre obscure, plus obscure que jamais j
il prétend que vous l’aviez trouvée fort
claire à Paris : il faut que le soleil de Ci-
rey ne lui soit pas favorable ; il ne V a
point raccommodée . II me mande qu’ on
ne voit à sa porte que des carrosses de du*
chesses, de pairs et de jolies femmes. Voi-
la donc la bonne philosophie qui va faire
fortune à Paris . Dieu veuille que cela
dure !

Avez-vous lu la traduction en prose de
l'Essay on man (l’Essaisur l’homme)? on
dit qu’ elle a bien réussi à Paris : elie est
de Prevost. L’ abbé de Resnel va donner
la sienne en vers . II est bien étonnant
que cela passe, et que les lettres philosophi-
ques soient brulées . Plus je relis cet ou-
vrage de Pope et plus j’ en suis contente.
J’ ai trouvé dans la quatrieme épître, que
vous n’ avez jamais voulu lire avec moi, un
vers que j’ aime beaucoup :

An
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