Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 18
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0026
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Stainville : on me mande cjn' on y a bien
bu à Fallemande. II n'y a point de belles
fètes sans semmes. Avez-vous enyoyé ma
lettre à mr. de Froullay? je n’en ai point
eu de réponse . Yous m'avez perverti les
Maupertuis , les Clairauts , les Franchini ;
je n’entend non plus parler de tous ces
gens-la , que s’ ils ne m’ aimoient pas . Je
crois que Maupertuis ne me pardonne point
de vous avoir conseillé de ne point aller
au Pôle ; mais il n’avoit qu’à dire ; je lui
aurois conseillé aussi de n’ y point aller .
Je craignois toujours que vous ne vous lais-
siez tenter, et je vous aimois trop pour n’en
étre pas fort fâchée ; car vous aurez beau
m’oublier, je vous aurai toujours une obli-
gation extrême de m’ être venu voir dans
ma chartreuse. A' propos de chartreuse ,
que dites-vous de tous ces chifsons de Gres-
set? Pour moi je vous avoue que je n’en
fais pas grand cas , et que je ne vois pas
sur quoi l’enthousiasme du public se fonde.
J’espere que ce n’est pas le même public
qui pleure à Alzire, et qui applaudit à
F'ert-vert. Adieu , monsieur : ia longueur
de cette lettre est une punition de votre

pa-
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