Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 21
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lîTEDïTE.

Vre que vous croyez . Je connois le tour-
billon, et combien il est difsicile de n’en
pas être emporté . Neuton a détruit ceux
de Descartes, mais on ne détruira jamais,
je crois, celui-là . The woman ofyour coun-
try (la femme de votre pays) a une bien
grosse tête pour avoir tant réussi à la Cour;
elle se seroit bien passée du complime.nt
du cardinal (1) ; Mandez moi qui est ce
qui a été avec elle à Versaillesb Le Gres-
set me paroit à la mode ; je n’ ai point
vû sa Chcirtreuse dont on clit du bien ; mais
pour (2) T^ert-vert et le Pupitre vivant ils
méritoient qu’on le laissât jésuite.

On ne me mande pas de bien de la Zo-
raïde de le Frêne; j’espere que nous pas-
serons avant lui ; du moins si justice est fai-
te. Voltaire a écrit une belle lettre à nos
seigneurs les comédiens; si vous voulez je
vous l’enverrai. Mon cher ami Lerand est
arrivé ; ma belle lettre a fait son efset.
Nous lisons tous les jours de l’Arioste ; je
cornpte parler italien à votre retour ici .

Sou-

(1) II cardînale di Fleury.

(2) Titolo di due poernetti di Gresset.

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