Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 27
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0035
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd16/0035
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
ÏNEDITEi, Èf

sion de feu nir. de la Motte et dont mê-
me m. de Yoltaire a parlé dans le Temple
da goût ) le mot de chose est devenu ri-
dicule : aussi vous savez qu’ il a’ en faut
pas tant chez-nous, et qu’ on est aocoutu-
mé a y sacrifier la force, et l’ energie des
expressions aux caprices des femmes de la
Cour i

Je vous avoue que je n’aijamais coanu
le sentiment de 1’ envie que pour vous ;
mais vous êtes trop heureux aussi de join-
dre à tous les talens et à tous les gouts
le bonheur de pouvoir les satisfaire avec
cette liberté qui les fait naître, et qui seu-
le les peut soutenir. Vous avez vû le Ju-
les César de Shakespear ; vous allez voir
Onsort et Blenkeim (1), et ce qui OSt plus
rare encore * vous voyez des homines ca-
pables de connoltre votre méiite > et dignes
de vivre avec vous . Malgré ma jalousie ,
je partage votre bonheur; et si vous con-
servez toujours quelque amitié pour moi ,
et sur-tout si vous venez me voir , je ne
pourrai me plaindre de mon sort.

(i) Dramrna inglese .
loading ...