Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 37
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0045
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Inebïte»

ne venx point vous demander ce que vous
faites, car je sais que ce sont de ces cho-
ses qu’on ne dit point. Vous avez aban-
donrié la Philosophie. Nous n’avons point
les dialogues à la tête des quels je devois
être ; j’ en suis bien fâchée de toute façon ;
peut-être ne veut-on pas les laisser paroître
en Italie, de même qu’ on ne veut pas que
les élémens de Neuton de votre amù parois-
sent en France ; je vous avoue que j’ en
suis bienfâchée. On regarde dans ce Pays-
ci les Neutoniens comme des hérétiques.
Vous savez sans doute le retour de mr.
de Maupertüis j I’ exactitude et la beauté
de ses opérations passent tout ce qu’ il di-
soit en espérer lui-même . Les fatigues qu
il a essuyées sont dignes de Gharles XII.
Je vous assure que votre petite poitrine
italienne s’ en seroit bien mal trouvée. La
récompense de tant d’ éxactitude et de tant
de fatigues a été la persécution. La vieil-
le académie s’ est soulevée contre lui, mr.
de Cassini et les Jésuites qui, comme vous
savez, ont trouvé à la Chine la Terre allon-
gde, se sont réunis ; ils ont persuadé aux
sots que mr., de Maupertuis ne savoit ce

G 5 qu’ il
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