Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 42
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0050
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Je vous ai mandé les dlsficultés que rini»
pression de sa Philosophie rencontre ; je ne
sais si on permettra qu’ elle paroisse ; il n’ y
a rien, dit-on, contre la religion, mais on
y manque de respect à Descartes ; car c’ est
lui manquer de respect que d’avoir raison
contre lui. L’ouvrage de mr. de Mauper-
tuis va enfin paroitre ; il me promet de
me l’apporter. Je sais que j’aurai bien be-
soin de lui pour l’entendre. Je serois biem
heureuse si je pouvois vous rassembler tous
deux ici. J’ aime mieux ce rendez-vous-là ,
que celui du Pôle. Vous demandez si j’ha-
bite encore Girey ; en pouvez-vous douter?
je P aime plus que jamais . Je l’ embellis
tous les jours, et je n’ eti veux sortir que
pour aller dans ie pays de la Philosophie
et de ia raison ; mais vous savez bien qu’ ii
vous appartient d’ être mon guide dans cé
yoyage. Je l’ai remis à l’année prochaine
dans l’ espérance de le faire avec vous. Je
crois que vous avez été fàché de la mort
de la reine de ce beau Pays pour votre
ami rnilord Hervey. Je voudrois que cet
événement le fît voyager en France, et
sur-tout à Girey. Je ne perds point 1’ espé-

rance
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