Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 54
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0062
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tems-ïà sur nos côtes ; j’y ai acheté ime
maison peinîe par le Sueur et par le Brun ;

/ mais au lieu de la venir habiter, je plaide
ici vraisemblablement pour plusieurs années.
Je regrette Cirey presque auîant queParis.
J’ai beaucoup vû pendant mon séjour dans
cette grande viile mad. la duchesse d’Ai-
guillon qui est bien digne des hommages
que vous lui avez rendus , et qui me pa-
roit vous regretter infiniment ; je l’ ai re»
trouvée touîe Anglaise ; elle entend à pré-
sent cette langue beaucoup mieux quemoi,
et je crois presqu’ aussi bien que vous .
Pour mylord Hervey j’ en rabats bien de
tout ce que vous m’ avez dit ; II me sem-
ble que sa négligence à répondre gâte tou-
tes ses bonnes qualités. II n a répondu ni
à une grande lettre que mr. de Voltairë
lui a écrite , il y a plus de deux ans, ni
à V envoi de mon memoire ; ce qui n’est,
ni dans la politesse italienne , ni dans la
françoise ; mais vous , monsieur , vous no
m’ en parlez pas de ce memoire ; c’ est
pourtant votre sufsrage que j’ambitionne ;
peut*être ne F avez vous point lu. Vous
savez combien je suis.
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