Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 56
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0064
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd16/0064
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
£ô Lettere

]e quel ma curiosité s’ augmente, depuis
que vous lui avez donné la préférence sur
tous ceux qui voudroient vous posséder *
J’ irai peut-être cet été à Dunkerque, et
de là avec des bonnes lunettes, je pourrai
le voir de loin, comme on conte que Moï-
se vit la terre proinise ; mais j’ ai de bien
meilleures raisons pour ie regretter.

Je voudrois pouvoir vous faire accroire
que Bruxelles est le lieu du monde le plus
digne de votre curiosité , ce pourroit ètre
du moins votre chemin pour aller en Hol-
lande . Je n’ y suis pas aussi bien logée
qu’à Cirey , tnais je vous y recevrois avec
le même plaisir.

Je vous avoue que je suis ravie que mon
mémoire vous ait pl-ûj vous m’encouragez
à lui donner des freres, mais non pas pour
l’académie , car je ne suis pas trop satis-
faite du jugement, Si vous avez lu les pié-
ces françoises qui ont été couronnées, j’es-
pere que vous aurez trouvé que je n’ai pas
tort, et qu’ il n’ y a pas à cela üne vanite
yidicule.

Je suis fâchée de voir dans votre lettre
g mr, de Yoltaire que vous quittez la phi-
loading ...