Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 74
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0082
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me beato ! ce prince adorable, discipie de
Trajan , rival de Marc-Aurele . J’ai bien
parlé de vous, et j’ en ai bien entendu
parler. Je yous assure, monsieur, que cet-
te musique là m’ a été pour le moins au-
tant agréable, que celle que ce prince com-
pose et joue lui-même . Mon dieu ! quel
prince est-ce-là? on dit que mr. de l’Ho-
pital uemandoit si mr. Newton mangeoit
bûvoit et dormoit comme nous. Je deman-
derois bien, si la pâte dont ce prince est
composé, est la mêine que celle des au-
tres princes; en tout cas, iby a là dedans
une âine bien supei’ieure . Je ne saurois
vous dire ia quantité cle plaisirs que j’ ai
eus . G’ est bien là qu’ ils entrent de tous
côtés par ia fenêtre. Enfin pour me faire
partir avec ia bonne bouche , il a daigna
me charger d’une commission pour 1’ im-
pression de V Henriade que je dois faire
ici. Je crois que vous pouvez juger, mon-
sieur, que c’ est ia premiere chose que j’ ai
faite à Londres . Gomme je ne doute pas
que je ne doive ies bontés dont le prince
rn’ a comblé à l’amitié dont vous m’ hono-
yez, permettez«moi que je vous en remer»

cie,
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