Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 132
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0140
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ï 3:?. L E T T E R E

tit théatre de Ferney, et qu’ il veut biea
iaire jouer sur le sien, en cas qu’il ne soit
pas effrayé d’avoir commerce avec une es-
pece d’hérétique , ' moitié français , moitié
suisse. Je crois, messieurs, que dans le
fond du coeur, vous ne valez pas mieux
que nous ; mais vous ètes heureusement
eontraints de faire votre salut.

Monsieur Albergati m’a mandé qu’ il avait
vraiment une perinission de faire venir des
livres: oh Dio i o Dei immortales ! Les Ja-
cobins avoient-ils quelque intendance sur
la bibliotheque d’ un sénateur romain P yes,
good sir, i am sree and fâr more free thati
aii the citisens of Geneva . Libertas quce
sera tamen respexit, sed non inermem. G’
est à elle seule qu’ il faut dire , tecum vi-
vere amem, tecum obeam libenter. Cepen-
dant } écris l’ histoire du plus despotique
bouvier qui ait jamais conduit des bêtes à
cornes ; mais il les a changées en hommes.
J’ai chez moi au moment que je vous écris
un jeune Soltikof., neveu de celui qui a
battu ie roi de Prusse ; il a Y ame d’ un
anglais, et I esprit d’un italien.

Lo
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