Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 135
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0143
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd16/0143
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
Inedïte.

i35

DEL MEDESIMO
XXXI.

Aux Dèlices 7. mars 1760.

Je suis malade depuis longtems, mon cher
Cigne de Padoue, et j’ enrage. Le linquen-
da hœc fait de la peine , quelque philoso-
phe qu’on soit; car je me trouve fort bien
où je suis, et je n’ai daté mon bonheur
que du jour où j’ai joui de cette indépen-
dance précieuse , et du plaisir d’ être 1©
maître chez-moij sans quoi, ce n’est pas
la peine de vivre. Je goûte dans mes maux
du corps les consolations que votre livre
fournit à mon esprit ; cela vaut mieux que
les pillules de Tronchin . Si vous voulez
m’ envoyer encore une dose de votre re-
cette, je crois que je guérirai.

Si tout chemin mene à Rome, tout che-
min mene aussi à Genêve ; ainsi je présu-
me qu’en enycyant les choses de messa-

I 4 gers
loading ...